Médecine et Compassion

S'il est un domaine particulièrement sacré pour chaque individu, c’est bien celui de la santé. Lorsque l’on constate les multiples scandales qui entachent la réputation du corps médical tout entier, on ne peut que déplorer, une fois encore, la tendance d’un si grand nombre d’êtres humains à faire passer la logique commerciale avant le souci de son prochain...

Ce constat, applicable à tous les secteurs de la société, est pourtant particulièrement crucial dans le domaine de la médecine. Nous ne nous attarderons pas sur les innombrables faits, extrêmement négatifs, que chacun d’entre nous conserve à l’esprit mais nous chercherons plutôt à alerter les consciences sur l’urgente nécessité d’introduire de la compassion dans ce milieu.

Pour cela, il importe de débusquer quelques conditionnements fortement ancrés en nous : ce sont eux qui forgent le pouvoir exorbitant de l’ordre des médecins et permettent aux laboratoires de dicter leur loi.
Tout d’abord, il y a la souffrance. L’homme ne la comprend pas et la rejette d’emblée au lieu d’en analyser les causes profondes. Il ne discerne pas le signal d’alarme qu’elle constitue. Son seul souci est de l’éliminer au plus vite. Tant que l’homme sera dans cet état d’esprit, il se rendra incapable de faire autre chose que de remplacer une souffrance par une autre, souvent plus insidieuse.

Pourtant, la compréhension de l’origine spirituelle des maladies éviterait bien des souffrances... Autrement dit, le développement des connaissances dans ce domaine est absolument indispensable si l’on désire sincèrement apporter un vrai soulagement à ses semblables c’est-à-dire en traitant autant les causes que les effets.

Si les recherches sont si peu avancées en ce qui concerne, par exemple, les champs d’énergie humains (ou connaissance de l’aura) c’est bien parce qu’il règne, dans la médecine, une pression commerciale ayant pour objectif d’imposer des drogues toujours plus dures et coûteuses plutôt que des médecines douces et naturelles.

L’autre conditionnement crucial qui explique cet état de choses provient de notre manque de confiance en notre propre pouvoir créateur. Il est tellement plus facile de s’en remettre à des solutions extérieures à soi plutôt que de pratiquer un vrai travail de compréhension de notre être profond. Il est si simple de considérer la maladie comme une dysharmonie venant du dehors au lieu de rechercher des réponses spirituelles...

L’origine de tout cela ? Un grand manque d’Amour ! Envers nous-mêmes, pour commencer, puisque nous avons pris l’habitude de nous considérer comme peu de chose et de douter de nos capacités à changer ; manque d’Amour du prochain également, puisque celui qui tombe malade devient aussitôt la victime d’un système où la rentabilité économique est reine d’un univers où le don et la compassion devraient dominer.

Concernant un sujet aussi complexe, il est prudent de se garder de toutes généralisations abusives. Nombreux sont ceux qui, dans le monde médical, oeuvrent sincèrement pour le bien de leurs semblables. Mais l’ampleur du problème est immense et nécessite qu’un public toujours plus vaste s’intéresse à ces questions, dans le but de mieux se connaître, et que les experts remettent sans cesse en cause les fondements de leur savoir.

Bien des maladies n’existeraient même pas si l’être humain comprenait son propre fonctionnement, des régions les plus allégées aux plus denses de sa personne... Bien des maladies seraient plus rapidement guéries si nos spécialistes osaient sortir du carcan de leur formation scientifique pour proposer des méthodes de soins moins matérialistes.

En un mot, nos semblables pourraient jouir d’une santé meilleure si certaines institutions ne cherchaient pas à tout prix à les maintenir dans une ignorance incompatible avec notre niveau de civilisation. Seul l’accroissement de la Fraternité et la reconnaissance de la dimension spirituelle de l’être peut permettre d’apporter un vrai soulagement qui commence par la compassion.

Geoffroi Site Fraternet